Entreprises

Fusion-absorption pour Domofrance

Le bailleur social annonce un agrandissement de sa société qui vient d’absorber Habitelem (Pau) et Ciliopée (Agen).

Par Nathalie VALLEZ - 3 juillet 2020
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Domofrance s’ancre dans la Région. Le bailleur social girondin, représenté par son président Philippe Rondot, et son directeur général Francis Stéphan, vient d’annoncer la fusion-absorption de Ciliopée Habitat, situé à Agen, et Habitelem, situé à Pau, qui sera effective à partir du 20 septembre prochain. Cette fusion s’inscrit dans la stratégie de l’Entreprise Sociale pour l’Habitat (ESH) qui veut ainsi renforcer son ancrage territorial en Nouvelle Aquitaine. « Il faut mailler le territoire et répondre à ses enjeux. Nous voulons être l’acteur économique de référence », a déclaré Francis Stéphan qui se prépare à faire face à deux défis de taille pour la rentrée : le plan de relance et la crise sociale. La société post-fusion conservera le nom de Domofrance (entités Pyrénées-Atlantiques et Lot-et-Garonne) et comptera près de 40 000 logements, dont 4 300 à Pau et 4 000 à Agen. Outre ces 2 départements et la Gironde, Domofrance est actuellement présent dans les Landes, en Charente-Maritime et en Dordogne. Elle comptabilise également près de 670 collaborateurs « 100 % des CDI sont maintenus », a assuré Francis Stéphan, « mais il ne faut pas seulement une mutation juridique, mais une adhésion des équipes ». Sa recapitalisation repose à 10-15 % en fonds propres, 5 % de subventions et le reste en emprunt.

Priorité en zones tendues
Le bailleur veut aujourd’hui conjuguer écologie et habitat et poursuit sa mutation digitale « Son usage est déjà largement utilisé pour la gouvernance du Conseil d’Administration », a ajouté Philippe Rondot. Les priorités de Domofrance restent en zones tendues telles que la Métropole bordelaise « La Gironde, c’est notre ADN, notre histoire et notre mentalité », a précisé Francis Stéphan. Parmi ces autres zones la côte basque et le sud des Landes sont des secteurs qui subissent une forte pression. « Au Pays basque, les salariés ne peuvent plus se loger », a déclaré Francis Stéphan, qui a précisé que des programmes ont été lancés à Biarritz. 

Son action continue également à se déployer dans les villes moyennes tells que Pau, Bayonne, Mont-de-Marsan, Dax, peut-être Libourne, Agen, et Marmande. Chez Domofrance, comme ailleurs, le confinement a créé des difficultés, mais les retentissements sont finalement mesurés. « En 5 jours, nous avons organisé le télétravail pour 1 300 collaborateurs », s’est félicité Philippe Rondot. L’impact est essentiellement dû à l’augmentation des impayés et les retards de livraison d’environ 3 mois, « Mais le logement social appartient au temps long, c’est le cadre de notre économie. Ça fait mal mais ça n’ébranle pas notre secteur », a tenu à rassurer le président, qui s’inquiète en revanche de la crise sociale et tient à ce que l’entreprise joue un rôle d’amortisseur social.