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Nodi, l’immobilier version Mulliez

Les travaux de son premier projet bordelais sont sur le point de commencer. Nodi, filiale du groupe Mulliez, affiche son ambition : accompagner les mutations urbaines tout en recréant du lien social.

par Jennifer WUNSCH - 1 novembre 2019
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Être dans une démarche sociale et proposer une adaptation sur-mesure aux usages du lieu, à son histoire, à son environnement et à ses habitants. Voilà le concept original de Nodi, société immobilière du groupe Mulliez (Auchan), qui s’est implantée à Bordeaux en 2018. « Tout a commencé il y a 3 ans dans le Nord, où la famille Mulliez s’est demandé quoi faire de l’usine textile des 3 Suisses qui venait de fermer ses portes », explique Benoît Cazales, ancien de Décathlon International, aujourd’hui directeur région Sud-Ouest de Nodi. « Ils ont donc créé une société immobilière pour concevoir un projet sur le site de la Maillerie, respectant l’historique des lieux. » Présente à Lille, Paris, Marseille et dans le grand-Ouest (Nantes et Tours), Nodi s’est naturellement installée à Bordeaux « car nous avions beaucoup d’opportunités ici », confie Benoît Cazales, « nous avions des projets avant même d’avoir monté une équipe ! ». Aujourd’hui, « l’atome » bordelais (c’est ainsi que se nomment les agences Nodi) compte 8 salariés, et devrait en avoir 10 d’ici la fin de l’année.

Promoteur, aménageur, foncière et animateur de quartier

L’entreprise réunit quatre métiers : promoteur/
copromoteur, aménageur/coaménageur, foncière/bailleur et animateur de quartier. « Notre spécialité en tant que foncière, c’est d’accompagner les enseignes dans la valorisation de leurs actifs et de réadapter des friches commerciales dans un paysage urbain citadin », détaille Benoît Cazales. C’est ce que Nodi va faire aux côtés de LinkCity dans le cadre du projet Square Saint-Louis, « un quartier convivial et partagé, qui amène la nature en ville »,
dont les travaux commenceront en décembre sur
l’ancien site de la SMAC Bordeaux, entre les Chartrons et les Bassins à Flot. Sur cette friche industrielle seront érigés 125 logements (68 en accession libre, 57 sociaux) et 130 studios étudiants, sur les toits desquels seront installés 450 m2 de jardins partagés, le tout au cœur d’un square de 2 800 m2, ouvert au public. « Nous sommes acteurs des mutations urbaines », se targue Benoît Cazales. Propriétaire de tous les actifs d’Alinéa, mais aussi de certains Pimkie (dont celui de la rue Sainte-Catherine), Nodi s’est également vu confier la mission de transformer le site de l’Alinéa Mérignac avec des logements, des commerces (notamment des entreprises du groupe Mulliez en mode « city », installées aux pieds des immeubles) et des espaces verts. 

Bien-être de l’habitat

Autre particularité de la société immobilière, pour concevoir ses projets, elle implique les riverains en amont, dès la phase de préfiguration. « Nous créons un tiers-lieu sur le site, une maison du projet où les gens peuvent venir discuter et recréer des habitudes avant même le début des travaux », détaille Amandine Deslandes, responsable communication et animation. Jamais standardisés, les projets de Nodi affichent sa « volonté de s’intéresser au bien-être de l’habitat », assure Benoît Cazales. Cela repose sur des coûts réduits, qui favorisent le principe de mixité (« des programmes intergénérationnels », avec des logements en accession libre et sociaux, des logements étudiants). Mais aussi les propriétaires-occupants, « plus investis dans le lieu ». Pour les attirer, Nodi propose des logements à des prix accessibles, plus grands que la moyenne, multi-orientés, durables, etc. « Nous voulons donner du sens à nos actions. On habiterait tous dans nos projets », conclut Amandine Deslandes.